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vendredi 22 septembre 2017

Kylie, un très bel aster hybride à la délicate floraison rose pale


Planté en novembre 2014, l'aster amethystinus Kylie  a fleuri assez généreusement au bout d'une saison mais il a  eu bien du mal à s'affirmer car il était installé en bordure du massif qui longe le potager où la terre est la plus maigre et il souffrait par ailleurs beaucoup de la concurrence du grand mliscanthus situé à sa droite. En mars dernier je l'ai déplacé dans la partie droite du massif après avoir élimineé des asters novi belgii non identifiés très drageonnneants et je m'en félicite en le voyant si beau. J'aurais dû faire de même pour l'aster Chloe qui étouffe aussi au pied de l'énorme et pourtant superbe miscanthus.


Depuis une dizaine de jours cet aster hybride obtenu d'un croisement entre l'aster na Andenken an Alma Pötschke et de l'aster ericoide White Heater est couvert d'une multitude de petites fleurs étoilées rose clair à coeur doré. Vigoureux, il forme une touffe de 100cm de haut et de 80cm de large dont certaines branches sont un peu retombantes ce qui nécessite un léger tuteurage.


Ses fleurs sont d'une grande finesse se détachent bien sur le feuillage allongé vert clair et un peu rugeux comme celui des asters de la Nouvelle-Angleterre (mais plus élégant que ce dernier). Elles sont assez nombreuses pour créer un effet de brouillard et leur coloris pastel adoucit la teinte plus prononcée des variétés d'asters envrironnantes. Cette floraison magnifique qui est de bonne tenue devrait se prolonger plusieurs semaines.


Il résiste très bien à la sécheresse moyennant quelques arrosages, pousse aussi bien dans les sols maigres et calcaires comme chez moi que dans les sols riches et et argileux, conserve un feuillage dense jusqu'au pied (un défaut commun à aux asters novae angliae dont il est issu) et il n'atrappe jamais l'oïdium.



Dans mon jardin, il est notamment associé à l'aster violet foncé Chirstopher Harbutt,  à l'aster na Andenken an Maria Stade, à l'aster cordifolius Blue Heaven, et à l'aster nb Dauerblau qui proviennent tous trois des Pépinières Stade en Allemagne.



Un aster de rêve que je recommande  tous les amatuers du genre.

© Ma Planète Jardin, 09/2017

mercredi 13 septembre 2017

Rosanna, un aster de la Nouvelle-Angleterre à la floraison précoce et intensément colorée


Malgré la sécheresse persistante  de cette arrière-saison à laquelle s'ajoute aujourd'hui un vent tempétueux qui apportera peut-être enfin de la pluie, les asters commencent doucement leur floraison. Seul Rosanna est déjà complètement épanoui et donne au jardin un petit air d'automne agréable. Placé à l'avant du massif qui longe le potager, il arbore des teintes chaudes et profondes qui attirent le regard et font oublier l'aspect terne de certains coins du jardin. Venu de la pépinière de la Roche Saint Louis, il compte parmi les  jeunes asters mon jardin et pourtant il forme un beau buisson de 1,20m et 60cm de large au bout de trois saisons seulement.



Contrairement aux variétés classiques d'asters novae angliae comme Herbstschnee ou Andenken an Alma Pötscke qui ont tendance à se coucher, il reste bien droit sans tuteurage et résiste parfaitement au vent fort. Dès la fin août, ses premières fleurs plutôt grandes (4cm de diamètre) commencent à éclore et dans les premiers jours de septembre, il se couvre de marguerites aux longs pétales rose mauve soutenu qui font ressortir le coeur d'abord doré puis brun des fleurs.



Cette floraison généreuse aux couleurs marquées couvre entièrement le tiers supérieur du feuillage et parvient à elle seule à créer un vrai effet de masse particulièrement remarquable quand le temps est ensoleillé. Insensible à l'oïdium, non traçant, il s'adapte aux sols maigres et secs comme chez moi si l'on sait lui prodiguer quelques soins, bien qu'il affectionne les terres consistantes voire argileuses et fraîches. Il fait le bonheur des insectes butineurs et il est très beau en bonne compagnie. Je m'étonne qu'il soit si peu connu et qu'on ne le trouve que difficilement en France. Un vrai bel aster d'automne à inviter au jardin en association avec des sédums et des graminées.



Je l'ai pour ma part  marié à d'autres asters, notamment à l'aster Kylie rose pale et à l'aster novae angliae Roter Turm venu des Pépinières Stade, un cultivar d'un rouge rubis magnifique obtenu par nos amis Allemands.


Le monde des asters est infini et passionnant et jamais je ne me lasserai de les admirer. Ils sont pour moi à l'automne ce que la rose est au printemps.

 © Ma Planète Jardin, 09/2017

mardi 5 septembre 2017

Maestria, une tomate hybride aux qualités exceptionnelles


Dans mon potager comme dans presque tous les autres, la tomate occupe une place de choix car ses fruits gorgés de soleil se prêtent à toutes sortes de recettes toutes aussi savoureuses les unes que les les autres. Longtemps, j'ai cultivé des variétés traditionnelles  telles que Marmande, Saint Pierre, Fournaise ou Montfavet avec des résultats contrastés et même très mauvais pour ces deux dernières variétés qui n'ont jamais rien donné chez moi.


Sans doute séduit par la grand nombre de variétés disponibles dans le commerce, j'ai peu  peu adopté les tomates hybrides. Là encore, j'ai eu quelques déconvenues, principalement en matière de résistance au mildiou. Fandango y est systématiquement sujette dans mon potager et Dona s'y montre aussi assez sensible.


Ce fut le cas en juin 2016 où les plants installés en mai ont succombé en deux jours. Je suis parvenu à trouver vers le 25 juin un reste de plants de  tomate  hybride Maestria F1 peu prometteurs. Plantés dans une terre suffisamment ressuyée, ils se sont développés au-delà de mes attentes et m'ont offert une profusion de fruits en septembre et octobre (environ 50kg).


Cette tomate est très vigoureuse et exceptionnellement résistante au mildiou. J'ai laissé une tige principale mais n'ai pas pratiqué l'ébourgeonnage (la suppression des gourmands) pour ne pas provoquer de plaies. En septembre, j'ai ôté des feuilles pour favoriser le murissement.




Les fruits sont a peu près tous du même calibre (150 a170 grammes), ont la peau fine, sont très charnus, contiennent peu de pépins et il murissent uniformément jusqu'au pédoncule  (je déteste pour ma part les tomates qui ont une collerette). Pourtant, la principale qualité de Maestria est ailleurs. Elle possède en effet une saveur douce, presque sucrée qui ressort particulièrement quand elle est cuite. Son goût est sans doute moins typé que celui des variétés classiques mais elle est dépourvue de toute acidité, un reproche que je fais à la plupart des autres variétés. Délicieuse crue, elles est aussi très savoureuse cuite et permet notamment de réaliser de merveilleuses sauces.


Cette année, la jardinerie où je m'approvisionne n'en avait pas alors j'ai demandé qu'on me la commande car il était exclu que je plante une autre variété. Cet été la récolte et le goût sont de nouveau au rendez-vous malgré un mois d'août peu ensoleillé. Je n'ai pas taillé les plants et je me suis abstenu de traiter à la bouillie bordelaise, ce que je répugne toujours à faire.



Une tomate au-dessus du lot qui a totalement transformé mon point de vue sur les variétés hybrides.

 © Ma Planète Jardin, 09/2017

samedi 19 août 2017

Belle remontée estivale des nouveaux rosiers Kordes Sunstar et Gräfin Diana


Bien que je plante chaque nouveau rosier de façon identique, les résultats diffèrent invariablement malgré les soins apportés. Tous reprennent dans leur immense majorité mais ils ne se développent pas au même rythme. En général ils ont besoin de trois à cinq ans pour bien s'installer dans la terre maigre et sèche du jardin. En dépit de la proximité de la roche calcaire, que leurs racines doivent certainement finir par atteindre, beaucoup sont beaux au bout de quelques saisons. Les rosiers anciens plantés cet hiver ne font pas exception à la règle, ils ont repris, ont bien supporté la sécheresse mais ils végètent, ce qui n'a rien d"inquiétant.


Je suis en revanche très surpris par l'ampleur prise par deux  rosiers Kordes implantés en décembre 2014. Vigoureux et très sains, ils dépassent largement les dimensions que devraient avoir des sujets adultes et surtout ils offrent une belle remontée estivale après avoir déjà bien fleuri en juin dernier.

Pendant la canicule de juin dernier

Le rosier Gräfin Diana, une création Kordes de 2012, est le plus vigoureux et il attirait déjà l'attention pendant la canicule de juin. Alors que la chaleur intense cuisait la plupart des roses, ses belles fleurs doubles au parfum suave restaient superbes et leur teinte rouge pourpre s'accentuait encore.Depuis une dizaine de jours, il refleurit assez bien.


Celles qui s'épanouissent en ce moment ont parfaitement supporté les pluies copieuses d'hier.


Ce très bel arbuste, sur lequel on trouve encore peu d'informations, fera l'objet d'une présentation détaillée l'an prochain. A ses coté, Larissa,  toujours fleuri depuis juin, ressort bien.


A l'avant du massif, le rosier Sunstar est fleuri lui aussi. Ses roses aux nombreux pétales jaune d'or exhalent un doux parfum  et le feuillage de l'arbuste, sain et luisant, les met en valeur. Un vrai bijou auquel je compte associer d'autres rosiers jaunes ou orange. Il méritera lui aussi d'être décrit plus en détail.


 C'est à mes yeux un des plus beaux rosiers jaunes

  
Il semblerait bien que les rosiers Kordes apprécient d'être installés dans ce grand massif qui est l'un des principaux du jardin et j'en suis heureux car c'est souvent vers lui que se portent mes regards.

© Ma Planète Jardin, 08/2017

vendredi 11 août 2017

Floraison estivale généreuse du jeune rosier Kordes Novalis


Dans mon jardin, août n'est jamais le mois des roses. Qu'il fasse chaud ou frais comme en ce moment, ils marquent une pause sans doute ne raison du manque d'eau qui rend la terre maigre où ils poussent si sèche. Cette période est depuis toujours la moins arrosée de l'année  dans mon jardin (et de moins en moins au fil des ans) si bien que les rosiers, pour la plupart, ne remontent pas au coeur de l'été. J'ai donc l'habitude de me contenter des deux ou trois variétés vraiment remontantes que je possède, c'est-à-dire Line Renaud, Pierre de Ronsard, Lamarque, The Fairy et aussi Robin Hood depuis quelques saisons.


Pour mon plus grand bonheur, cette situation a changé quelque peu avec l'installation de rosiers Kordes il y a près de trois ans. Leur vigueur et leur nature très florifère n'en finissent pas de me surprendre au cours de cet été.  Cet fois, c'est le jeune rosier Novalis qui offre une floraison estivale presque digne du mois juin.



J'apprécie la teinte unique de ce beau floribunda au port élégant. Ses grosses roses doubles d'un splendide bleu lavande n'ont pas aimé la canicule de juin mais résistent aux pluies de ces dernier jours.


Comme tous les rosiers Kordes du jardin, il s'est vite développé pour atteindre de belles proportions en trois ans seulement. Un véritable exploit dans une terre pauvre et aride comme la mienne




Devant Robin Hood, un magnifique hybride de Moschata très florifère et encadré par le rosier Solero et des vivaces à fleurs jaunes, il ressort bien. Une vrai merveille de rosier que je ne manquerai pas de présenter en détail tant il est plein de qualités.


Pour l'heure, deux autres rosiers Kordes qui arborent des coloris différents mais tout aussi séduisants préparent également une remontée. La quête des rosiers bien remontants en été est longue mais quand elle aboutit, elle comble le jardinier.


© Ma Planète Jardin, 08/2017