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samedi 2 juillet 2016

Nettoyage estival des rosiers


Les très fortes pluies des mois de mai et juin n'ont pas réussi aux rosiers. Les boutons étaient prometteurs et même si nombre d'entre eux ont  fleuri malgré les condition exécrables, beaucoup de roses ont pourri ce qui donnait une apparence peu agréable au jardin, un nettoyage soigneux s'imposait. Pour certains jardiniers, le nettoyage des rosiers est une tache fastidieuse, quant à moi je prends toujours un grand plaisir à les toiletter et à les soigner après la première vague de fleurs, à dire vrai c'est une de mes occupations favorites au jardin quand l'été commence.

Conduit en gros arbuste, le rosier Ghislaine de Féligonde  qui croule de longues semaines sous de nombreux bouquets de fleurs, fait triste figure après la floraison. Les pétales sèchent et grisaillent en masquant le feuillage léger et toujours pimpant. J'interviens plus dans un souci esthétique que pour stimuler la remontée qui est faible chez mois. Les dimensions imposantes de l'arbuste m'obligent à quelques contorsions mais par chance le rebord de la clôture me permet d'atteindre les branches supérieures. Je taille toutes les fleurs fanées au-dessus d'un bourgeon et rabats certains rameaux trop vigoureux pour rééquilibrer la silhouette. Le vieux bois (il s'en forme peu) est retiré en fin d'hiver.

                                        Avant

                                    
                                Après


Comme on le voit, le volume des déchets est impressionnant mais tailler la belle Ghislaine est facile car elle est peu épineuse.


Pour City of York et Cecile Bunner grimpant, non remontants, je pratique une vraie taille. Je sectionne tous les parties ayant porté des fleurs et les branches âgées pour ne conserver que les jeunes rameaux.Dans le cas de Pink Cloud, remontant  je supprime uniquement les fleurs fanées. Ce faisant, je me suis aperçu qu'il se comportait enfin en grimpant, une pousse de plus de mètre  qu'il faudra guider sur la clôture a surgi en quelques semaines.

City of York après la taille



Cecile Brunner Climbing avant la taille
Cecile Brunner Climbing après la taille

Mme Alfred Carrière a été plus que décevant cette année, il n'a donné que quelques roses, sa base était dégarnie et son centre trop touffu. J'ai opéré il y trois semaines une taille drastique en ne gardant que quelques départs de branches.La repousse est au rendez-vous.


Lamarque, un autre Noisette, a été débarrassé de ses branches faibles et trop vieilles et sa vigueur s'en trouve stimulée, c'est aussi le cas pour Alister Stella Gray.


Les deux rosiers lianes du jardin ne demandent quant à eux aucun soin ou presque. J'ai eu l'an passé quelques déboires avec Paul's Himalayan Musk qu'un coup de vent avait fait tomber. Pour le raccrocher au vieux cornouiller sanguin, j'ai dû tailler dans le vif. Il s'en est bien remis et colle son hôte de près. Les fleurs fanées sont discrètes et disparaissent d'elles-mêmes.

                                        Paul's Himalayan Musk


Toby Tristam, est lui superbe depuis deux ans. En ce moment, il illumine la limite nord du jardin  où les conifères de mon voisin composent un  paysage austère. Il faut absolument que j'installe d'autres rosiers lianes dans cette partie triste et sévère. Il est inutile d'ôter les fleurs passées, c'est du reste  impossible tant ce géant est épineux et les laisser ne compromet pas la floraison de l'année suivante et permet d'obtenir une fructification colorée. Je me contenterai de le rabattre à la cisaille pour dégager une allée du potager qu'il encombre.



Viendra ensuite le nettoyage des rosiers arbustes ou buissons encore en fleurs comme, The Fairy et Super Fairy, Robin Hood, Line Renaud ou le tout jeune Souvenir d'Adolple Turc dont la première floraison est étonnamment généreuse.



Et pour parachever ce travail, les rosiers remontants auront droit à un apport de potasse, sous forme organique ou de purin de consoude du jardin dilué dans l'eau d'arrosage.

© Ma Planète Jardin, 07/2016

mercredi 15 juin 2016

Des roses envers et contre tout


Dans mon jardin, les rosiers ne sont jamais si beaux que lorsqu'il subissent le froid hivernal et un printemps chaud et ensoleillé. Ce fut le cas en 2012 où leurs floraisons furent exceptionnellement généreuses. Cette année, les conditions ne sont guère réunies pour que la saison des rose soit aussi belle. L'hiver fut trop doux, quant au printemps, il a été frais et surtout excessivement humide. Depuis quinze jours, des pluies torrentielles s'abattent sur le jardin. Fort heureusement, certains rosiers se jouent de ce temps maussade et assurent le spectacle. Des roses, il y en a et suffisamment pour en profiter pleinement.


Ces pluies surabondantes n'ont pas réussi aux Noisette qui ont besoin de chaleur et de lumière. Mme Alfred Carrière n'a pratiquement pas fleuri, les roses de Bouquet d'or ont pourri et son feuillage s'est tâché. Seul Lamarque, pourtant le plus fragile des trois, est présentable.


Les hybrides de moschata sont eux superbes et ils résistent très bien aux intempéries.

Felicia

Pink Prosperity qui s'écoule un peu malgré une taille courte.


Buff Beauty et Prosperity



Robin Hood

J'attends beaucoup de Mozart planté l'hiver dernier.


 Non loin de là, Ulrich Brunner offre des roses énormes et délicieusement parfumées.


Déplacée l'hiver dernier, Gertrud Jekyll semble s'être acclimatée.




Quelques drageons prélevés sur le rosier centifolia ont bien vite prospéré et n'ont pas tardé à donner de belles roses.


Dans la partie sud du jardin, Gold Cottage fleurit depuis exactement un mois accompagné  maintenant par Yellow Romantica.


Le long du chemin, Lavender Dream, Westerland et Sally Holmes se remarquent.



Le beau Salet prépare une jolie floraison .


Les rosiers anciens plantés au printemps 2015 se portent très bien. La place me manque mais j'aimerais en accueillir d'autres.

Fantin Latour, un centifolia d'une grande élégance.


 Ispahan, un rosier de Damas florifère et parfumé.



La fabuleuse Duchesse de Montebello un rosier gallique qui semble installé depuis longtemps.


Belle Isis, un gallique également, lui ressemble par la couleur mais il est moins vigoureux.



Belle sans flatterie aux roses opulentes. 



Bloomfield Abundance, un rosier de Chine qui donne une profusion de petites fleurs rose pâle portées par des rameaux souples et vigoureux.



Quelques grimpants ont su tirer leur épingle du jeu, comme la belle Ghislaine de Féligonde dont la floraison est somptueuse par tous les temps. Elle me demande un gros travail de nettoyage mais j'y consens volontiers car sa magnificence le justifie largement.



Pierre de Ronsard, La Giralda et New Dawn qui a beaucoup mieux résisté au mauvais temps qu'un autre hybride de wichuraiana, City of York à présent complètement défleuri.



Paul's Himlayan Musk


Les rosiers Kordes plantés en janvier 2015 poussent très bien dans la terre maigre du jardin. Ils affichent tous une santé resplendissante et beaucoup sont fleuris.

Novalis à la teinte mauve unique.


Solero

Madame Anisette

Rosenfaszination 


Portorož

Rugelda


Il n'en faut pas plus au jardinier pour être heureux et assouvir sa passion des roses.


© Ma Planète Jardin, 06/2016